Depuis
2014, la 104ème brigade de la Garde Républicaine syrienne et son
chef légendaire, le général Zahreddine, sont associés à la
défense de l'aéroport militaire et de la poche tenue par le régime
syrien à Deir-es-Zor, face à l'EI. Pourtant, l'unité avait
commencé, en 2011, par réprimer les manifestants descendant dans
les rues au début de la révolution. L'unité, partie intégrante de
la garde prétorienne du régime Assad, est largement maintenue à
Damas et ses alentours dans les premières années du conflit pour
parer à toute éventualité, fournissant ponctuellement des
détachements pour certaines opérations dans le pays. Avec
l'avènement de l'EI et sa conquête de la province de Deir-es-Zor,
la 104ème brigade est jetée dans la bataille pour conserver ce
bastion du régime dans l'Est du pays. Depuis deux ans et demi,
Zahreddine et ses hommes tiennent, tant bien que mal, cette poche
contre laquelle l'EI s'est jusqu'à présent usé : mais la
récente offensive de janvier 2017 a pour la première fois réussi à
couper en deux tronçons le territoire contrôlé par le régime.
Isolés, ravitaillés uniquement par air, les hommes de la 104ème
brigade constituent pourtant un symbole fort pour le régime, celui
de la combativité. Il n'empêche que le succès de la défense doit
aussi beaucoup au soutien aérien, renforcé par l'allié russe, dont
disposent les combattants de la Garde.