" Historicoblog (4): E.B. SLEDGE, With the Old Breed at Peleliu and Okinawa, Presidio Press, 2007, 353 p.

dimanche 7 janvier 2018

E.B. SLEDGE, With the Old Breed at Peleliu and Okinawa, Presidio Press, 2007, 353 p.

C'est après avoir revu la série The Pacific de HBO que j'ai décidé de lire pour la première fois With the Old Breed, qui traînait dans mon étagère de livres à lire depuis des années.

E.B. Slegde publie ce récit en 1981. Il s'agit de notes qu'il a prises à partir du retour de la bataille de Peleliu, sur l'île de Pavuvu dans les Russell. Il les a consignées sur une bible de poche qu'il emportait avec lui.

Sledge s'est engagé dans les Marines et a été servant de mortier dans la compagnie K, 3ème bataillon, 5ème régiment de Marines, 1ère division (surnommée The Old Breed, ce qui donne le titre du livre).

Sledge, qui a traversé les deux batailles épouvantables de Peleliu et d'Okinawa, relate, dans ce qui est sans doute un des meilleurs récits d'acteur de la guerre du Pacifique, un front sans doute parmi les plus abominables de la Seconde Guerre mondiale.


Il a été profondément marqué par la bataille de Peleliu, une des plus sanglantes de la guerre du Pacifique, et qui a été son baptême du feu. Le livre témoigne de la stratégie américaine du "saut de puce" d'île en île, du cauchemar constitué par le terrain et le climat, de la peu accueillante île de Pavuvu où les Marines sont stationnés avant leurs débarquements, et du caractère déshumanisé des deux adversaires. Aux atrocités commises par les Japonais répondent celles de ses camarades, dans lesquelles il manque de basculer plusieurs fois. Preuve qu'un "homme ordinaire" peut tout à fait devenir une machine de guerre sans pitié dans un tel contexte.

Sledge raconte les batailles du point de vue du fantassin, de sa section de mortiers et de sa compagnie, mais essaie de replacer les affrontements dans leur contexte plus large avec des passages en italique dans le livre, par ailleurs accompagné de nombreuses cartes, ce qui permet de bien situer les événements. Un classique incontournable pour tout amateur du sujet.

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