" Historicoblog (4): La révolte des dieux rouges (Rocky Mountain) de William Keighley (1950)

lundi 19 février 2018

La révolte des dieux rouges (Rocky Mountain) de William Keighley (1950)

Mars 1865. Le général Robert E. Lee envoie 8 cavaliers, dont le capitaine Barstow (Errol Flynn) qui dirige le détachement, en Californie. Leur mission : rallier Cole Smith, qui peut mobiliser des partisans pour la cause sudiste et déstabiliser la Californie, pour soulager le Sud au bord de la défaite. Les confédérés rencontrent un certain California Beal qui se présente comme le bras droit de Smith. Puis ils aperçoivent une diligence poursuivie par des Indiens Shoshone. Au risque de compromettre sa mission, Barstow vole au secours de la diligence...

Rocky Mountain (que la traduction française transcrit encore une fois bizarrement sous le titre "La révolte des dieux rouges") est un western où s'illustrer un Errol Flynn vieillissant, qui tombe amoureux sur le tournage de la jeune Patrice Wymore (23 ans), laquelle restera sa femme, malgré une séparation de fait, jusqu'à sa mort en 1959.














Le scénario du film ne repose pas sur un événement authentique, même si la Californie, largement épargnée par la guerre de Sécession, a connu une agitation sudiste (particulièrement dans sa partie sud), des tentatives de sécession et une activité sporadique de guérilla. Par ailleurs les forces de l'Union sont effectivement en guerre contre les Indiens Shoshone à cette époque. Pour le reste, la mise en scène, sobre et efficace, manque peut-être d'un trait supérieur. D'autant que l'histoire initiale, liée à la guerre de Sécession, disparaît vite face au péril indien. L'occasion, comme souvent à l'époque, de faire se retrouver Yankees et sudistes face à un ennemi commun, et de gommer ainsi le déchirement de la guerre civile -schéma classique dans le genre western, à l'époque. Le final, logiquement, est sombre, à l'image du sort de la cause confédérée. Flynn, transpercé de flèches, s'écroule en dernier au milieu de son détachement massacré, le Sud perd la guerre, malgré l'hommage au drapeau. Et le film est le dernier western d'Eroll Flynn, ce qui symboliquement rend encore le tout plus fort.

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